Leitmotiv…

Mes émotions sont exacerbées, tendues; aux bords de l’abîme souvent aussi. Chaque jour est une nouvelle victoire sur mes nuits peuplées de cauchemars. Je crains le sommeil, pas la nuit. J’aime le calme étrange qui annonce la tempête, pas les dégâts de celle-ci. Mais l’un ne va pas sans l’autre. Les hauts ne vont pas sans les bas. Les uns ne vont pas sans les autres.  L’amour fait partie de ces associations comme un leitmotiv qui jalonne nos vies. J’aimerais me construire un bouclier contre la perversion, la médiocrité la vilénie même  s’il paraît que cela met en évidence les contraires… Pourtant je voudrais  choisir le meilleur de chaque chose… Que le meilleur.

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Breathe…

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Besoin d’air, changer d’horizon : mon désir a été exhaucé. Merciii! C’était bon, c’était beau ! Enveloppée dans ce manteau de neige, glissant à travers les flocons je me suis sentie protégée, à l’abri du monde…

De retour à Paris, je tourne en rond dans cet appartement où je me sens étrangère. Debout, café, travailler, se nourrir et puis dormir…  Et rire de bon coeur avec mes amis, heureusement.

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Légère comme un flocon de neige.

« Bien, comment vous sentez-vous aujourd’hui ? – Légère, comme si un poids avait disparu – Sans vouloir vous contrariée, je parlerai plutôt d’anorexie – De suite les grands maux, non je me sens juste plus légère – Bon je vais vous prescrire une pilule qui va vous redonner l’appétit et réguler votre sommeil – Mais je dors très bien, hormis des cauchemars mais je gère. J’arrive même à me convaincre que je suis entrain de faire un cauchemar dans mon sommeil  ! – Oui je sais, vous n’aimez pas les médicaments – Je vous assure que je dors bien et que je me prépare des petits plats – Petits ? – Façons de parler. »

Il ne m’a pas écouté. Je suis ressortie avec mon ordonnance bien pliée dans mon sac.

… Je regarde par la fenêtre : il neige par bourrasque. C’est joli ces flocons ballottés par le vent en tourbillon. Dommage que ça ne dure pas. Ça ne tient pas au sol. Moi non plus d’ailleurs.

Aujourd’hui : rien. Je ne peux pas travailler. J’ai délégué. C’est une chose que j’ai apprise. Déléguer. Cela ne m’aurait jamais traversé l’esprit avant. Déléguer. C’est une chance de pouvoir déléguer. Du moins c’est ce que je pense aujourd’hui. Même penser m’est pénible. Ne pas penser, surtout ne plus réfléchir. Oublier. Tout. Le vide le plus total. Le lutin n’est plus, le bunkerdeglace à fondu et la schizo se fiche bien d’être « normale » ou pas aujourd’hui. La page blanche, la pièce vide, l’écran noir, le corps nu. Rien, vide, néant. La tranquillité. Je me mets en mode « pause ». Le lit, non. Je n’ai pas sommeil. Je finis par me glisser dans un bain chaud mais je me relève brusquement en hoquetant… J’avais oublié qu’un être humain ne respire pas naturellement sous l’eau. Bêtement j’ai bu la tasse et expulsé l’eau mousseuse de mes narines en toussant, crachant : ça fait mal ! Mon corps réagit. Je suis vivante.

Je regarde par la fenêtre : il ne neige plus. Dommage, je trouvais ça joli…
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Chaos debout…

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Après les délices de la naissance d’un amour, arrivent les détails récurrents qui vous ramènent à la réalité. Après le gros oeuvre : aménagement de l’espace, partage du quotidien, mise en place des projets, sont venus les réajustements pour concrétiser le tout. Sauf que la balance n’étant pas équilibrée, j’ai commencé à m’épuiser et à me demander si je correspondais vraiment à la femme qu’il désirait; suivit d’un désagréable constat que quel que soient les efforts que je fournirai, je n’arriverai pas à la hauteur de ses désirs. Et surtout la surprise de découvrir que mon avis et ma personnalité  étaient un obstacle à l’harmonie de la relation. S’en suivirent les petites réflexions assassines sur mon comportement, mes amis… Heu, même amoureuse je sais quand même où j’en suis. Je suis consciente de ne pas être parfaite mais de là à trouver normal d’être reniée, non. Evidemment ce n’est pas facile  de constater que la relation n’est pas viable, que nous ne sommes pas compatibles. Je suis triste bien sûr. Triste de m’être trompée sur le devenir de cette relation. Je voulais tellement y croire !

Eh oui, l’expérience des années passées, ça aide bien. Heureusement.
On est plus catégorique sur ce qui nous semble insupportable et plus lucide sur les limites d’une relation. De ce fait, la séparation n’est plus une souffrance. Elle devient une expérience supplémentaire sur la compréhension de soi et de l’autre. En prenant les devants, je me suis évité le pire. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu que je ne ferai pas de scènes, ni ne me perdrai dans les méandres d’explications interminables qui finissent inévitablement par des cris, des pleurs ou des semblants de réconciliations sur l’oreiller… Tout ça on connaît par coeur. Quinze minutes pour prendre les sacs et rendre les clés.
Nous étions sans doute amoureux de l’énergie de l’amour mais nous n’avons pas tenu la distance. Cela dit, j’aurais encore dix sept ans si l’occasion se présentait à nouveau.

Alors je m’en relève comme toujours; un peu plus rapidement toutefois. Je retrouve ma solitude avec soulagement et pour l’instant je me remplume au sens propre et figuré… Le prochain qui me fait « le coup du Roumain » pour m’attendrir risque d’être surpris ! Même s’il est aussi charmant que lui a pu l’être au début… Le dicton : « Chassé le naturel, il revient au galop » n’a jamais été aussi validé !

Une fois de plus mes amis sont autour de moi et je me dis que j’ai bien de la chance. Lui a repris sa route vers une autre femme qui elle, a les moyens de le rendre heureux… Chacun sont chemin. Cette étape nous aura permis de réparer quelques blessures, j’ose l’ espérer. Certain cherche la sécurité et le confort pour se sentir heureux, d’autre l’amour. Parfois l’un et l’autre se rejoigne ou se confonde. Il paraît. J’ai choisis l’amour et cela n’est pas sans risque. Du moins cela fait parti de mes croyances. J’avance, j’essaie, j’expérimente et j’apprends encore… Le désir est toujours là. Intact.

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Nouveau départ

Changement de chapitre où Bunkerdeglace n’a plus sa raison d’être. Une autre vie commence. Fini le petit lutin, la fée clochette… La Schizolucide à pris le relais.

Ma carapace a fondu, je me sens un peu nue et pourtant je n’ai plus froid. Le sang circule à nouveau dans mes veines et comme promis un certain jour de mars,  je reviens vers vous. 

Il m’en aura fallu du temps. Il s’en est fallu de peu que j’abandonne, que je fasse demi-tour… Mais non, une fois de plus je me relève et ouvre les bras à ce nouveau départ que m’offre l’existence. J’ai dix sept ans alors que j’ai vécu un demi siècle. Déjà. Je n’en espérais pas autant.

Alors simplement Merci…

 
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De retour…

Que de chamboulements depuis ce 19 août, j’en ai loupé la rentrée !

Mélody a rencontré Pierre ou Pierre a rencontré Mélody dans la « vraie vie ». Un peu comme dans les films un peu mièvres où la scène tourne au ralenti. Vous savez, quand les personnages se rencontrent mais n’osent pas s’approcher. Ils se sont observés, se sont tournés autour mais ne se sont pas vraiment parlé. Juste serré la main pour se présenter par politesse car ils se sont trouvés nez à nez seuls, dans la cour chez des amis communs en plein coeur de Paris… Puis tout s’est très vite enchaîné. Oui cela sonne comme un cliché et pourtant ils n’en reviennent toujours pas.

Cette histoire que j’ inventais au fil des jours s’est miraculeusement matérialisée et j’en suis la première surprise. Non, il n’a pas perdu sa famille dans un accident de voiture( heureusement ! ) et il ne me trouve pas aussi compliquée que mon héroïne ( quoique… ).

Nous nous sommes croisés dans cette cour, le temps de démonter un baby-foot chez un ami avec qui je partais à la campagne rejoindre femme et enfants… J’ai fini par trouver son numéro de téléphone et quinze jours après je me décide à l’appeler et me retrouve invitée à le rejoindre sur une île Bretonne…

On ne se quitte plus. Pour l’instant. Les termes définitifs me font peur…

Il trouve injuste qu’on ne se soit pas rencontrés plus tôt alors qu’on aurait dû se croiser plusieurs fois dans les couloirs des appartements qui donnent sur cette cour. Je ne réponds rien. Je souris. Moi je sais très bien que je n’étais pas prête et d’ailleurs je suis certaine que ce qu’on partage aujourd’hui, on ne l’aurait pas autant apprécié avant.

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C’est la Saint Valentin et comme il le dit si bien : « on a pas besoin d’un jour spécial pour déclarer son amour surtout quand on a mis autant de temps à se trouver. » Il aimerait que j’écrive la suite de l’histoire… Mais j’ai la trouille.

Renouer avec une vie de couple après tant d’années de solitude est surprenant et… Epuisant. J’avais oublié. J’admire toutes ces femmes qui jonglent avec enfants, travail, vie de couple, vie de famille, qui arrivent à gérer ce quotidien sans faiblir tout en tentant de préserver un espace personnel pour respirer… Quelle énergie ! 

Tout cela est bien loin derrière moi. Heu, j’espère que je vais tenir le coup. C’est le branle-bas de combat dans le cocon de solitaire que je m’étais crée. Je suis « tourneboulée ». Parfois le vertige me gagne car les choses avancent un peu vite. C’est grisant et déstabilisant. Il faut juste que je reprenne des forces … 

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C’est l’été…

 

‎ »Today is nowhere in particular », parce que lorsqu’on est bien en soi, on est bien partout… I am coming back on september.

 

En attendant, je remplis mes jours et mes nuits de sensations, d’émotions, d’images et de sons. Besoin de recharger mes batteries, d’être en apnée d’écriture… Pour créer le désir. Personnellement il me semble que la routine installe la nécessité, et je tiens à ce que l’envie d’écrire reste un plaisir…

Cet été, j’ai eu une furieuse envie d’ailleurs, de contrées lointaines ; n’importe où là ou il ne pleut pas… Je regardais les billets de dernières minutes, les photos alléchantes sur le net… Au final, je suis restée les trois quarts du temps à Paris sous la pluie qui ne me dérangeait plus, à rêvasser en cherchant du travail. Oui c’est possible. J’ai un job d’appoint et quelques pistes intéressantes pour cette rentrée.

J’aurais profité de ce « NoWorkland » pour prendre enfin le temps de voir mes amis à Paris (c’est connu, on habite pas loin, mais on a jamais le temps…) et de retourner au bord de l’océan atlantique me ressourcer.

Donc un petit mot en passant car « ça » commence à me démanger…

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