Le sport et moi ça fait trois.

En fait, je me rends compte que j’ai toujours fait du sport alors qu’enfant, je disais déjà que je n’aime pas ça. 

Gamine, je jouais au football. Bon d’accord, j’étais gardien de but dans l’équipe de mes frères. Stopper le ballon, je voulais bien, courir derrière non. C’est qu’il en faut de la force pour l’arrêter le ballon, surtout quand la défense s’avère être une vraie passoire ! Mais j’aimais bien plonger dans l’herbe, sauter en l’air, donner des coups de tête ! Ça m’a quand même valu quelques bleus et des bosses ! Un ballon en cuir shooté avec toute la bonne volonté d’un adversaire, ça fait mal !

Ensuite, je me suis retrouvée judoka. Eh oui, entourée de deux frères ça aide, pour varier les jeux, ils avaient toujours plein d’idées, bien que les classiques ont toujours la côte. Vous connaissez celui des cow-boys et les indiens ? J’étais toujours la méchante Squaw ou la Visage Pâle à abattre… Sauf qu’au lieu de me retrouver étranglée par terre ou attachée à un arbre eh bien je mangeais du Tatami pendant tous les entraînements… À la fin je ne voulais plus me relever. À quoi bon ? Alors je me suis spécialisée dans les étranglements. Mon manque certain de self-control m’a fait virée des compétitions. Je détestais qu’on me touche et voyais rouge très vite. Je devenais féroce une fois au sol, j’étranglais de façon très technique avec mes bras, mes jambes : l’arbitre avait du mal à me séparer de mon adversaire. Habituée à me défendre avec mes frères, les filles je n’en faisais qu’une bouchée !

En fait je crois tout simplement que je n’aime pas l’esprit de compétition. Mes frères ont donc arrêté de m’inscrire partout et je me suis contentée durant quelques années de jouer à la bagarre et d’aller pêcher avec eux. Ça c’était bien. Il y en a toujours un de nous qui finissait dans l’eau mais ça c’est encore autre chose…

Le vélo j’ai essayé, mais j’étais un vrai danger public, ça n’a pas duré longtemps. Premièrement je pédalais sans savoir où j’allais donc mes frères étaient envoyés à ma recherche au bout d’heure s’ils ne me voyaient pas revenir… Ben oui je me perdais. Je ne reconnaissais jamais les chemins par lesquels j’étais passés. En plus, je ne freinais qu’au dernier moment lorsque je voyais l’obstacle ! Impossible de vous expliquer pourquoi, (bug dans mon cerveau ! ?) Et ça les rendait tous dingues ! Les freins je n’y pensais pas. Après être rentrée dans plusieurs voitures, pris des gardes-barrières, je ne compte plus les fossés et les talus dans lesquels j’ai atterrie, réussi à voiler maintes fois les roues, et pas mal amoché mes tibias, mes genoux et les coudes aussi… Le vélo m’a été interdit.

Au lycée, j’ai toujours clamé haut et fort que j’étais nulle comme ça j’avais la paix. De toutes façons je ne voulais pas me déshabiller dans les vestiaires, le vestiaire je m’y enfermais pour lire. J’étais présente juste pour les courses de sauts de haies car j’aimais bien, et la course de relais parce qu’on courait dans les bois. En fait je n’aime pas le bitume, j’ai peur de me faire mal en tombant… Et les autres sports c’était sur du bitume.

Après une accalmie de quelques années c’est grâce à mon fils que je me suis remise au sport avec le ski. Nous habitions un petit village de montagne. C’était ça ou rester enfermée au chalet à jouer la femme parfaite au foyer. J’ai opté pour la pratique du ski pendant près de quinze ans… En alternance avec six heures de danse moderne par semaine le reste de l’année.

Même en voyageant j’ai fait du sport. D’ailleurs c’est à Buenos Aires que j’a appris que les échauffements et assouplissements de mes cours de danse c’était en fait des cours de Pilates ! Ah ah ! Celle-là elle est bonne. Donc j’en faisais tous les jours en fin de journée. Effectivement là-bas il y a des salles de fitness à tous les coins de rues, ici c’est plutôt des pharmacies… 

Depuis que je vis à Paris, je pratique des arts martiaux que j’ai arrêté il y a quelques mois. Les transports en communs, je ne supporte plus ! Ça me coupe tout envies. 

En fait je réalise que pour une non-sportive je me suis pas mal bougée ! 

Mais aujourd’hui le sport que je préfère c’est la sieste ! En long, en large et en travers de mon lit. Celui-là est devenu mon meilleur ami. J’ai découvert le bonheur de ne rien faire du tout, moi qui suis une boule de nerfs enrobée de sauce zen. J’ai compris qu’on pouvait aussi se détendre en ne faisant rien, mais alors rien… Et c’est vraiment divin ! D’un coup j’intègre l’enseignement de mon maître d’ Hokido (Hokido.com) : la force de la projection de l’esprit ! Le pouvoir de la méditation. Dans mon lit. Le bonheur absolu. Parfois il faut lâcher-prise pour comprendre… C’est le seul sport avec lequel j’ai réussi à canaliser mon agressivité et découvert le plaisir du dépassement de soi : j’aime faire des pompes sur les poings c’est vous dire … C’est certain maître Yoda je reviendrai ! 

P.s : ce soir en accompagnant un ami à une exposition, j’ai pris un vélib pour lui faire plaisir, il insistait. J’ai quand même tenté de lui glissé que c’était courageux de sa part mais il a fait mine de ne pas m’entendre…  Et bien je vous le donne en mille : j’ai trouvé le moyen de me vautrer sur un camion poubelle en chemin ! C’était ça ou la voiture noire. Tout d’un coup la voie s’est rétrécie devant moi ! Évidement, je n’ai pas pensé aux freins, tellement j’étais obnubilée de ne pas perdre mon ami de vue : je n’ai pas trop compris où on allait… Du coup je me suis cognée et roulée contre le camion pour passer quand même entre les deux ; je me suis rattrapée en catastrophe ! Le monsieur de la jolie voiture noire m’a fait un grand sourire pour me remercier de ne pas avoir rayé sa portière. Ceux du camion, ont bien rigolé ; quant à moi je suis bien contente d’avoir évité à remplir un constat, je crois qu’il aurait été furieux ; je m’en sors avec un bleu sur le bras gauche. Heureusement j’avais des manches longues, ça m’a protégée un peu. Mon ami n’a rien vu, il était devant et je me suis bien gardée de lui raconter mon incident, trop la honte…

A propos schizolucide

Pétrie de paradoxes, personnalité à multiples facettes j’ai traversé une grande partie de ma vie d’une traite. En apnée. Nous sommes tous en sursis et j’ai envie de le partager avec vous au travers de mes personnages fictifs ou non qui sont parfois dans le flou le plus total…Bref nous aurons peut-être l’occasion de partager nos expériences si tu veux bien à travers ce blog.
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